Assassin’s Creed Origins : Ubisoft a-t-il épuisé son sujet ?
Lassitude ou second souffle ? Retour sur Assassin’s Creed Origins pour savoir si Ubisoft a rincé la formule… ou s’il a relancé la saga pour de bon.
Tu te demandes si Assassin’s Creed Origins a signé la fin d’une formule essorée ou le retour du panache ? Entre révolution RPG et overdose d’open world, on t’aide à trancher sans langue de bois.
Le contexte : pourquoi on a parlé de “lassitude”
Après des années de sorties quasi annuelles, la série a montré des signes de fatigue : boucles de gameplay qui se répètent, carte saturée d’icônes, missions peu inspirées, bugs restés dans les mémoires… Bref, l’envie d’un reset se faisait sentir.
- Répétitivité des objectifs (suivre/écouter, éliminer, grimper une tour, recommencer)
- Monde ouvert “checklist” plus que terrain d’expériences
- Identité infiltrations/parkour diluée par la surabondance d’activités
C’est dans ce contexte qu’Ubisoft livre Assassin’s Creed Origins, avec une promesse claire : réinventer la formule.
Avant/Après : le virage Origins en un coup d’œil
| Période | Philosophie de design | Progression | Points forts | Risques de lassitude |
|---|---|---|---|---|
| Avant Origins | Infiltration et parkour au cœur, missions scriptées | Équipement linéaire, compétences limitées | Villes denses, fantasy historique | Boucles répétées, tours/collectables envahissants |
| Origins (2017) | Pivot action-RPG, monde ouvert systémique en Égypte | Niveaux, arbre de compétences, loot | Exploration, combats renouvelés, narration origin story | Grind si tu veux tout faire, quêtes FedEx occasionnelles |
| Après Origins | XXL RPG puis retours ciblés à l’infiltration selon les volets | Talents/équipements modulaires | Variété d’approches, contenu massif | Surcharge de carte, courant “service” qui peut étirer le rythme |
Origins, un reboot qui change (vraiment) la donne
Assassin’s Creed Origins ne se contente pas d’un skin pharaonique, il rebat les cartes :
- Combat repensé : timing, portée, gestion de l’espace, bouclier et arcs variés. C’est plus lisible et plus technique que la parade infinie d’avant.
- Progression RPG : niveaux d’ennemis, arbre de compétences (guerrier/chasseur/roublard), et loot qui te pousse à adapter ton style.
- Exploration prioritaire : désert, oasis, cités antiques… L’Égypte respire. On te guide moins par défaut, on te laisse chercher.
- Quêtes scénarisées : davantage d’histoires locales et de personnages secondaires pour étoffer l’origin story de Bayek et Aya.
- Mode Discovery Tour : un parcours éducatif qui te fait visiter l’Égypte antique sans combat, parfait pour changer de tempo.
Résultat : l’expérience est plus systémique et encourage l’initiative. Tu sens que la série explore encore de nouvelles pistes.
Ubisoft a-t-il épuisé son sujet avec Origins ? Le verdict argumenté
Réponse courte : non, mais le jeu révèle où la formule doit rester vigilante.
✅ Les plus qui prouvent que le réservoir n’est pas vide
- Univers égyptien inspiré, DA et audio qui portent l’exploration
- Combat modernisé, builds viables et sentiments de progression
- Narration “origines de la Confrérie” qui redonne du sens au mythe
- Liberté d’approche sur les camps et forteresses
❌ Les moins qui alimentent la lassitude
- Progression par niveaux qui peut forcer le grind si tu rushes la trame
- Carte chargée d’activités dont la qualité varie (collectoritis)
- Quêtes secondaires inégales, quelques boucles FedEx
- Microtransactions cosmétiques/boosters : optionnelles mais présentes
💡 Astuce rythme: si tu sens le grind, baisse d’un cran la difficulté, fais 1-2 quêtes annexes de qualité (icônes “!” scénarisées), puis reviens à la trame. Tu gardes le flow sans t’user.
Tu vas kiffer Origins si… (et ce que tu dois savoir)
| Profil joueur | Ce que tu vas aimer | À savoir |
|---|---|---|
| Explorateur | L’Égypte variée, panoramas, tombes à énigmes | Coupe le HUD et active l’exploration guidée minimale pour savourer |
| Rôliste | Builds, armes exotiques, arcs spécialisés | Le loot est généreux : démantèle/infuse, ne t’attache pas trop |
| Fan d’infiltration | Camps à nettoyer au ressenti, IA lisible | L’infiltration existe mais n’est plus l’unique colonne vertébrale |
| Complétionniste | Des dizaines d’activités, tombes, papyrus | Priorise la qualité : tout faire peut diluer le plaisir |
Conseils pratiques pour éviter l’overdose
- HUD: passe en mode exploration pour réduire les marqueurs et suivre des indices plutôt qu’un GPS.
- Difficulté: Normal convient. Monte si tu veux un combat plus exigeant, baisse si tu privilégies l’histoire.
- Inventaire: recycle sans scrupule. Forge tes armes préférées quand tu surclasses en niveau.
- Quêtes: alterne 1 mission principale / 1-2 annexes scénarisées. Évite les allers-retours utilitaires à la chaîne.
- Voyage: chevauche et flâne. Les routes cachent des micro-rencontres qui rafraîchissent le pacing.
- Discovery Tour: quand la jauge open world est pleine, fais une session éducative pour respirer, puis reprends l’aventure.
💡 Réglage malin: diminue la taille/opacité des icônes et désactive les notifications de loot non rare. Moins de bruit visuel = plus d’immersion.
Et après Origins ? Ce que la suite a confirmé
Origins a ouvert la voie à des épisodes qui ont parfois gonflé l’échelle RPG et parfois resserré l’expérience vers l’infiltration. Traduction : Ubisoft n’a pas épuisé le thème “Assassin”, il teste des curseurs. Quand ça marche, on obtient de super arcs narratifs, des systèmes profonds et des mondes vivants. Quand ça force, on sent l’élasticité du contenu et la checklist reprendre le dessus.
En clair : la série a encore du jus si elle garde le meilleur d’Origins (exploration, combats plus fins, quêtes mieux écrites) et dose mieux la durée/quantité.
Faut-il jouer à Assassin’s Creed Origins aujourd’hui ?
- Si tu n’as pas touché à la saga depuis longtemps, c’est un excellent point d’entrée moderne qui explique les bases de la Confrérie.
- Si tu viens pour l’infiltration “à l’ancienne” pure et dure, tu t’amuseras, mais ce n’est plus l’alpha et l’oméga.
- Si tu veux un monde ouvert beau, historique et généreux, fonce. Gère juste ton tempo.
Notre conclusion nuancée
Assassin’s Creed Origins n’est pas le signe d’un sujet essoufflé. Au contraire, il a montré que la franchise pouvait se renouveler en assumant l’action-RPG et en misant sur l’exploration. L’usure apparaît quand la quantité prend le pas sur le rythme et la curation. En choisissant tes activités, en ajustant la difficulté et en épurant l’interface, tu transformes un marathon intimidant en voyage mémorable. Ubisoft n’a pas épuisé son sujet — à condition de garder la tête froide sur la taille, et chaude sur les idées.
🙋 FAQ — on répond à tout
Origins est-il un bon point d’entrée pour la saga ? +
Oui. L’histoire d’origine de Bayek et d’Aya présente les fondations de la Confrérie. Tu peux commencer par là sans être perdu.
Peut-on profiter du jeu sans microtransactions ? +
Oui. Les cosmétiques et boosters existent mais sont optionnels. Tu peux finir et apprécier le jeu sans y toucher.
Combien de temps faut-il pour le terminer ? +
En te concentrant sur l’histoire, compte plusieurs dizaines d’heures. En explorant à fond, tu peux y passer bien plus. Adapte selon ton envie.
L’infiltration a-t-elle disparu avec Origins ? +
Non. Elle est toujours efficace pour nettoyer des camps, mais le jeu n’en fait plus l’unique voie : le combat et le tir à l’arc sont des alternatives viables.
Le Discovery Tour vaut-il le coup ? +
Oui, si tu aimes l’histoire. C’est un mode éducatif sans combat, parfait pour souffler et apprendre sur l’Égypte antique entre deux sessions d’action.
T'as kiffé ? Fais tourner ! 🔁
Un partage = un max de love pour la rédac.